L’impact du choix des menuiseries sur l’indicateur Bbio

indicateur bbio

La conception des bâtiments a connu un tournant majeur depuis l’arrivée de la réglementation environnementale RE 2020. Dans ce contexte de transition énergétique, les menuiseries ont été impactées. Des éléments comme les fenêtres ou les baies vitrées participent désormais à l’isolation thermique. Parmi les indicateurs de performance énergétique sur lesquels repose la RE 2020, on retrouve le Besoin Bioclimatique ou Bbio.

Ce coefficient permet d’analyser l’efficacité énergétique du logement en proposant un calcul précis de ses besoins en chauffage, en refroidissement et en éclairage artificiel, outre les systèmes mécaniques déjà en place. Ce n’est plus uniquement une question d’économiser en énergie, mais surtout de bâtir avec des matériaux plus responsables. De ce fait, le Bbio est étroitement lié au choix des menuisiers.

Le rôle des menuiseries dans l’enveloppe du bâtiment

Avant toute chose, il est important de mentionner que les menuiseries font partie intégrante de l’enveloppe thermique du bâtiment. Ces menuiseries ont un impact direct sur les déperditions de chaleur, les apports de chaleur, la perméabilité de l’air mais aussi le confort des résidents. Concrètement, les surfaces vitrées, comme les fenêtres et les baies vitrées, sont considérées comme des éléments sensibles de l’enveloppe du bâtiment.

Une simple fenêtre, moins efficace, est capable de fausser et faire baisser considérablement le bilan énergétique de l’habitation, en engendrant des déperditions thermiques importantes. Cela peut arriver malgré une bonne isolation thermique au sein de l’habitation. C’est pourquoi, il faudra tenir compte des matériaux et des équipements pour parvenir à optimiser la consommation énergétique.

L’impact des menuiseries sur la conception bioclimatique

L’indicateur Bbio mesure les besoins énergétiques d’un bâtiment, en fonction des interactions des ouvertures de celui-ci avec le climat. Il repose sur trois principaux paramètres : le coefficient de transmission thermique (Uw), l’indicateur solaire (Sw) ainsi que le facteur de la transmission lumineuse (TLw). Le premier indicateur indique la capacité de la fenêtre à maintenir la chaleur à l’intérieur de la pièce. Plus ce coefficient est bas, plus la menuiserie sera isolante. Une isolation optimale permet de minimiser les besoins en chauffage du foyer durant la saison froide.

Pour ce qui du facteur solaire, celui-ci mesure la proportion d’énergie solaire introduite par le vitrage à l’intérieur. Un Sw élevé est bénéfique en hiver, puisqu’il permet d’éviter le chauffage et de chauffer les pièces gratuitement. Le troisième et dernier coefficient est dédié pour déterminer la quantité de lumière naturelle qui pénètre à l’intérieur du logement. Quand le TLw est optimal, vous êtes en mesure de minimiser le recours à l’éclairage artificiel. Cela fait baisser les besoins électriques d’une manière considérable.

Le choix crucial des équipements et de l’orientation

C’est désormais plus clair. Les fermetures et ouvertures d’un bâtiment s’inscrivent pleinement dans les défis de l’optimisation énergétique des nouvelles constructions. Le choix des menuiseries impactera directement la performance énergétique, qui sauront :

  • Contribuer à réduire La consommation énergétique globale
  • Optimiser l’isolation thermique ;
  • Améliorer le confort des résidents en été, comme en hiver.

C’est pourquoi, il vous faut une conception bioclimatique intelligente. L’orientation des équipements est bien plus importante que le choix des matériaux ou des équipements. L’emplacement des fenêtres doit suivre un schéma bioclimatique cohérent, où chaque ouverture est mise en place selon son orientation cardinale.

Au sud, il est recommandé d’opter pour de grandes baies vitrées avec un excellent facteur solaire (Sw) afin d’optimiser les apports de chaleur hivernaux et chauffer naturellement l’intérieur. Au nord, où le soleil est rare, préférez des ouvertures à la taille réduite pour éviter les déperditions thermiques et sélectionnez pour des vitrages très isolants, comme le triple vitrage avec un faible coefficient Uw. Enfin, n’hésitez pas à choisir des cadres performants à rupture de pont thermique, en trouvant le juste équilibre entre finesse pour la luminosité et isolation optimale.

Bbio et protection solaire

Durant la période de canicule, en plein été, les bâtiments sont exposés à la surchauffe. Pour optimiser le confort thermique, même pendant les fortes chaleurs, cet indicateur Bbio comporte aussi un besoin en refroidissement, même en absence des systèmes de climatisation. Pour ce faire, il est préconisé de bien choisir ses protections solaires, parallèlement au choix des menuiseries. Parmi ces équipements, on compte les volets roulants, les brise-soleil orientables (BSO) ou encore les volets battants. Toutefois, il faudra associer une gestion automatisée de ces protections afin d’optimiser les résultats de cette étude thermique.